Parutions

C.F. d'Iberville, résident de France à Genève
Laurence Vial-Bergeon donne l'édition critique de la correspondance diplomatique que Charles François de La Bonde d'Iberville, troisième résident de France à Genève, échangea durant les premières années (1688-1690) de sa charge. Iberville occupera cette fonction de 1688 à 1698, aussi longtemps que durera la guerre de la Ligue d'Augsbourg qui opposait alors Louis XIV à presque tous les princes d'Europe.
En même temps qu'elle brosse un tableau très vivant des rivalités diplomatiques et de leur évolution au sein du Corps helvétique, la correspondance d'Iberville autorise une belle analyse de la réalité politique genevoise saisie sous l'angle des intérêts de Louis XIV. Le résident détaille minutieusement dans chacune de ses lettres les événements auxquels il est confronté, les tendances politiques, parfois divergentes, des principaux magistrats et de la population. Il est servi en cela par un certain nombres d'informateurs dont quelques-uns seulement sont connus. Son souci principal est de maintenir de bonnes relations entre la République et le roi, une tâche rendue ardue par les intérêts contradictoires, aussi bien politiques qu'économiques, diplomatiques et religieux, des protagonistes et leurs alliés respectifs. Le deuxième volet de son activité consiste à débusquer les agissements des ennemis du roi dans et hors les murs de la cité genevoise. Il porte donc une attention soutenue aux manoeuvres des cantons évangéliques d'une part, très mécontents de Louis XIV et susceptibles de conclure une alliance avec leur coreligionnaire Guillaume III, ennemi juré du roi, et, d'autre part à celles de Guillaume III lui-même, très désireux d'attirer le Corps helvétique dans sa sphère d'influence. Chacune de ses lettres montre à quel point il fut un fidèle serviteur des intérêts de son maître, mais qu'il n'en sut pas moins conserver des relations courtoises, à défaut d'être chaleureuses avec les Genevois.

Des frères indésirables? Pasteurs vaudois face aux pasteurs huguenots à l'époque du Grand Refuge
L'ouvrage de Madame Isabelle Fiaux, est sorti de presse. En quelque 150 pages, Mme Fiaux décrit comment ces nombreux pasteurs furent accueillis, souvent fraichement, par les autorités ecclésiales et la population vaudoise. Une étude passionnante, enrichie de quelques illustrations, à découvrir sans attendre.

Extrait de la préface de Mme Lucienne Hubler, membre de notre comité : « Au moment où l'Union européenne envisage d'accorder une «carte bleue» aux travailleurs étrangers hautement qualifiés, où la Suisse privilégie aussi la venue de ce type d'immigrants, lire l'étude de Mme Fiaux est instructif quant aux permanences de nos comportements. Les pasteurs réfugiés étaient incontestablement qualifiés. Si Elie Merlat devint professeur à l'académie de Lausanne, tous les ministres huguenots ne furent pas accueillis à bras ouverts. »
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